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jeudi, avril 19, 2012

Arnaud Aubron: Drogues Store : Dictionnaire rock, historique et politique des drogues

Arnaud Aubron: Drogues Store : Dictionnaire rock, historique et politique des drogues

40 années d'une guerre sans merci contre la drogue, pour arriver au constat qu'à l'image de la prohibition contre l'alcool du début du siècle passé aux Etats Unis, on en est exactement au même point qu'initialement, 40 années à détruire des cultures ancestrales, a piétiner les règles les plus élémentaires de la liberté individuelle, mais aussi 40 années de coups tordus, de narco-trafic "légal", de discours lénifiants et/ou inaudible, voila une partie de ce que raconte ce petit dico ludique et documenté, pour peu que l'on prenne la peine de mettre bout a bout toutes ses entrées.

Pas mal d'histoire, un peu de culture (dans tous les sens du terme), de la politique évidemment et un catalogue relativement complet des substances stupéfiantes a la portée de qui veut bien se donner la peine de chercher, voila de quoi passer quelques heures a planer utilement.

On regrettera cependant que, sans doute pour ne pas tomber sous le coup d une "présentation sous un jour favorable", les effets des différents produits répertoriés ne soient pas décris plus en détail, mais loin de nous l'idée d imaginer que l'auteur puisse conseiller au consommateur de se faire son idée par lui même :)'

Pourquoi un dictionnaire "rock" ? La, franchement, le concept nous échappe un peu car, a part une discrète allusion au Grateful Dead, on ne trouve pas grand chose sur le sujet. Pour une étude plus approfondie des liens entre drogues et musique on se reportera utilement au bien plus complet "Waiting for the Man: Histoire des drogues et de la pop music".

Cette précision faite, on remerciera surtout l'auteur de nous en avoir appris beaucoup plus sur ce sujet tabou que le catastrophisme médiatique ambiant et les fantasmes d'illuminés notoires. Le tout de façon ludique et relativement objective, un bel exploit !

Harry Shapiro: WAITING FOR THE MAN Histoire des drogues et de la pop music

Harry Shapiro: WAITING FOR THE MAN Histoire des drogues et de la pop music

Que peuvent bien avoir en commun mods et rastamen, jazzmen d'avant guerre et techno kids, punks et bluesmen itinérants du début du siècle dernier, hippies babas cools et metalleux aux semelles plombées ? Leur amour de la musique, fut elle multiple et différente ? Certes oui, chacune de ces tribus a sa musique, ses héros et ses prophètes, son histoire et ses rites, mais au delà de l'univers musical qu'est ce qui peut bien rapprocher ces mondes d'apparence si différents ?

Allez, je suis sur que vous allez trouver, cherchez bien...mais oui, vous y êtes...c'est ca, la drogue, enfin, la drogue...plutôt les drogues, des dérivées opiacés (alors en vente libre) des bluesmen ambulants aux ecstasys des soirées ravées, la culture musicale a toujours été accompagnée des éléments naturels ou chimiques propres à se libérer des conventions castratrices. C'est cette histoire passionnante et riche en rebondissements que les éditions qui sentent le soufre ont décidé de nous narrer aujourd'hui dans un épais ouvrage qui jamais ne donne dans la démonstration savante ou le parti pris au choix moralisateur ou dévergondé. 

 N'omettant aucun des aspects du sujet, si ce n'est certaines de ses conséquences, nous voila plonge dans une véritable histoire des musiques contemporaines, du blues a la techno, sous le prisme forcement déformant des substances (qui ne furent pas toujours) prohibées. Rien ne nous sera cache, ni ou ni comment s'en procurer, ni l'histoire précise de la prohibition des origines a nos jours, ni les épisodes les plus glorieux ou farfelus auxquels une consommation frénétique donna lieu. 

Cette somme se lit d'une traite, comme un voyage éclair dans le temps musical, au sujet duquel le seul reproche que l'on puisse faire, s'il faut vraiment en trouver un, est d'être uniquement centre sur un point de vue anglo-saxon, mais après tout, toute la musique que l'on aime, elle vient de la, elle vient du blues !

mardi, avril 03, 2012

Guillaume Soulatges - CrippaXXXAlmqvist : « Schwarz Metall Wald » (2012)

CrippaXXXAlmqvist : « Schwarz Metall Wald » (2012)

« Ce ne serait donc pas rendre service à ses deux garçons que de les encourager dans ces voies pathétiques en accordant votre attention, ou en invitant vos amis à le faire, à (leur) exposition ou à leur soi-disant livre.”. Ainsi se terminait le mail promo annonçant la sortie imminente de "Schwarz Metall Wald", projet à 4 mains du suédois CrippaXXXAlmqvist et du petit gars bien de chez nous Guillaume Soulatges.






Ne vous fiez pas se à la couverture plutôt champêtre avec ces chèvres gambadant dans la foret, nous sommes bel et bien ici en présence d’un délire drogué en noir et blanc. Un voyage qui tourne dès la première page au bad trip sous LSD. Sex, drug and rock n roll voila de quoi dégouline ce petit
fascicule tire a 100 unîtes




Comment expliquer plus encore de quoi il retourne ici, le plus simple est peut être de glisser un disque de black metal poisseux, moite même, bien noir, dans la platine.  C’est sans doute la musique qui accompagnera le mieux ce cauchemar graphique. Pour arriver a pareille impression malsaine et malade il a quand même fallu qu’ils s’y mettent a 2. On les imagine assez bien enfermés, de nuit, dans une cabane moisie au fond du jardin, au sol fangeux et à l’odeur putride, enfermés donc, pour pondre leur œuvre, un marqueur noir dans une main et ce qu’il vous plaira d’imaginer dans l’autre, secoués de spasmes et de rires démoniaques.







Des bites, des croix, des monstres et des gamins ; il y a un peu de tout ça dans "Schwarz Metall Wald", un peu, mais il y a surtout ce qu’on n’y voit pas : du sang, du son, du sexe, du scabreux et du sperme… Le genre de forêt noire dans laquelle se seraient perdus 3 (en l’occurrence 2 ici) petits cochons underground !

dimanche, février 26, 2012

Gigposters 2 - Clay Hayes - 2011


Clay Hayes est le fondateur de gigposters.com. Pour tous les non initiés au monde de l'affiche sérigraphiée rock, ce site est LA référence mondiale dans le genre. Véritable musée et gallerie "online" regroupant plus de 10 000 artistes des 4 coins du monde, présentant plus de 100 000 créations, annonçant les concerts de groupes des plus gros aux plus humbles. Si vous avez déja révé de monter un groupe avec des Legos ou, si vous vous êtes toujours demandés ce que pourrait donner le croisement du logo de Motorhead et d'Hello Kitty, alors ce bouquin est très certainement pour vous, vous y trouverez toutes les réponses à toutes les questions que vous ne vous êtes probablement jamais posées.

Ceci étant dit, si vous êtes juste un amateur lambda de l'art du poster rock, avec aucun penchant bizarre genre la vie sexuelle d'Hello Kitty ou que sais je encore, alors oui, aucun doute, ce bouquin est aussi fait pour vous. é ans après le premier volume, passé joyeusement sous silence en France, Clay Hayes revient avec 101 nouveaux artistes, d'à peu près toute la planète.
Au format 36.5 x29 cm, chaque artiste bénéficie d'une représentation en pleine page d'un de ses posters au dos duquel on en trouve 4 ou 5 autres plus petits ainsi que quelques infos relatives au dessinateur. Chaque page peut être détachée aisément, offrant ainsi 101 posters prêts à être encadrés. Mais si, comme moi, vous vous voyez mal dchirer le bouquin, rien ne vous empêche d'en acquérir 2 exemplaires.
Si vous hésitez toujours à l'acheter, la liste ci dessous devrait finir de vous convaincre :

Adam Pobiak, Alan Hynes, Alana Bailey, Altieri Art, Ames Bros, Anville, AS Printing Press, Atzgerei, Baker Prints, Blackheart Studios, Ben Wilson, Broken Press, The Bubble Process, The Bungaloo, Chicken Billy, Clint Wilson, Clinton Reno, The Comet Substance, Concepcion Studios, Craig Horky, Craig Updegrove, David V. D'Andrea, Dead Meat, Dirty Donny Gillies, DKNG, Doe Eyed, Doublenaut, Douze Studio Dresden, Dr. Alderete, Droid, Empire Press, Erick Montes, Frida Clements, Ghost-Town Studio, Graham Pilling, Gunsho, The Half and Half, Hatch Show Print, Hyp Inc, Idiot or Genius ?, Insurgentarts, Iron Canvas Studios, Iskra Print Collective, Isle of Printing, Ivan Minsloff, James Flames, Jeral Tidwell, Jeremy Wilson, Jim Mazza, Joe Whyte, John Howard, Johnny Sampson, Justin Santora, Kill Hatsumomo Prints, Kunny van der Ploeg, Landland, Madpixel Art and Design, Mara Piccione, Mark McCormick, Mark Sgarbossa, Marq Spusta, Matt Terich, Maximum Flouride Killustration, Mike Saputo, Mike Weihs, Mile 44, Nat Damm, Nerl Says Design, Nick DuPey, Petting Zoo Prints & Collectables, Pfahlert Creative Labs, Punchgut, R. Black, Rich Kelly, Robbie Fuct, Ryan Duggan, Scott Campbell, Scraped Knee Studios, Scrawled Design, Shawn K. Knight, The Silent Giants, Small Horse Studio, Sonnenzimmer, Spike Press, Standard Deluxe Inc, Standard Design, Status Serigraph, Subject Matter Studio, Switchopen Illustrations, T-Bone & Aljax Production and Design, Tim Huesken, Tom Bagley, Traci Edwards, Two Arms Inc, Two Rabbits Studios, Tyler Stout, Uglybogus, Us &Them, Weapons of Mass Design, Weathermaker Press, Will Ruocco


vendredi, février 24, 2012

Cavanna à Charlie Hebdo 1969-1981 : Je l'ai pas lu, je l'ai pas vu... mais j'en ai entendu causer (2007)

Cavanna à Charlie Hebdo 1969-1981 : Je l'ai pas lu, je l'ai pas vu... mais j'en ai entendu causer (2007)

Receuil d'articles parus dans Charlie Hebdo jusqu'au début des années 80, ces perles de Cavanna n'ont pas pris une ride aujourd'hui tant il est vrai que les sujets qu'il y aborde sont toujours d'actualité: guerre, sexualité, publicité, bétise humaine risquent de nous accompagner pendant encore quelques décénnies.


La seule chose qui permette de se rendre compte que le texte n'est pas exactement contemporain, c'est l'absence totale de doctes lecons de morales et de culpabilisation à outrance.

Cavanna n'est pas un moralisateur à la petite semaine mais plutot un papy un peu bourru qui fait part de son expérience et de ses réflexions toujours avec humour et l'air de dire: "moi ce que j'en dis..."

Bref, pour le citer, "un con comme les autres" mais qui n'a jamais reconcé à sortir sa langue de sa poche, dans un style trés "fleuri" et fluide.

Rafraichissant, détendu, un livre à la bonne franquette finalement !

mercredi, février 22, 2012

Eric Zemmour - Mélancolie française (2010) - Un point de vue qui peut se défendre


Eric Zemmour - Mélancolie française (2010)

Fruit à n'en point douter du vent de "sarkozysme" qui souffle sur la France depuis bien avant la précédente élection présidentielle, vent qui a vu les idées d'extrème droite sortir discrètement, d'abord, de la poubelle dans laquelle on a essayé en vain de les cantonner, pour s'immiscer peu à peu dans les consciences, les débats et en devenir, de plus en plus acceptables, jusqu'à ce que le gouvernement décide comme un seul homme d'ouvrir un prétendu débat sur l'identité nationale, qu'il referma finalement, contraint et forcé de constater qu'à force de jouer avec le feu, il venait de se prendre en pleine figure un retour de flamme bleue-blanche et rouge qu'il croyait pourtant avoir vidé de sa substance.


C'est donc dans ce climat assez propice, et à quelques jours des élections régionales, qu'Eric Zemmour nous présente sa vision de la Mélancolie Française. Une vision qui, si Zemmour n'était pas qui il est, serait considérée comme dangereusement raciste, politiquement très incorrecte mais qui (et ce n'est en aucun cas une critique ou un jugement), venant d'un membre de la comunnauté juive, passe beaucoup mieux que si elle venait d'un représentant du FN ou de toute autre organisation du meme acabit honnie de la plupart des médias. C'est la chance d'Eric Zemmour, son originalité en quelque sorte, que de pouvoir ainsi s'affranchir des critiques qui limitent à chaque fois le débat sur les questions qui fachent. Par définition, aucun risque de se faire traiter de fasciste, de nazi, d'être renvoyé à Vichy, à Pétain, ou pire, à Hitler lui même !

Cette particularité, alliée au talent certain de l'auteur et à la notoriété médiatique qui est la sienne, rend la lecture de l'histoire de France, vue sous le nouveau prisme d'une nation qui toujours a été à la poursuite de l'idéal d'intégration de la société romaine de la grande époque, particulièrement agréable. Même si l'analyse de monsieur Zemmour est critiquable sur bien des points, et notamment son dernier chapitre alarmiste sur l'état de la France aujourd'hui et le péril arabe qui la guette, telle la Rome antique débordée par ses barbares, malgrè, donc, ces réserves il faut reconnaitre que monsieur Zemmour sait profiter de ses spécificités pour lancer un débat sinon impossible.

Une voix dissonante bienvenue, même si on peut toujours se perdre en conjecture, quant à la finalité réelle d'une telle argumentation.

Jean Pierre Coffe - Recevoir vos amis à petit prix (2010) - Un plaisir de recevoir Jean Pierre

Jean Pierre Coffe - Recevoir vos amis à petit prix (2010)

Les esprits chagrins noteront qu'étonnamment, il y en a pour qui la crise a du bon, il en va ainsi de Jean Pierre Coffe qui trouve le moyen de sortir par les temps qui courent un livre que l'on jugera soit opportuniste, soit complètement dans l'air du temps et bienvenu.


En effet, la crise qui frappe actuellement le monde, et sans doute durablement, ne devrait pas nous priver du plaisir partagé de recevoir nos proches et amis, la convivialité ne devant en aucun cas patir de la situation économique mondiale, bien au contraire, c'est le moment de serrer les rangs (et accessoirement les fesses) en attendant que çà passe. Partant de ce constat simple et de bon sens, Jean Pierre s'est mis en tête de réaliser le pari de nous prouver qu'il est toujours possible de réunir autour d'un bon repas les gens que l'on apprécie et ce, à moindre prix, en augmentant ainsi le plaisir.

Les bases de ce secret sont celles que Coffe a toujours prônées: des produits sains, de proximité mais surtout de saison, évitant ainsi les frais liés à de trop longs voyages. Petit plus du livre, nombre de recettes peuvent être préparées à l'avance afin que vous puissiez vous aussi profiter de vos convives sans avoir à faire d'incessants allers retours en cuisine.

Autre plus notable, c'est à Laure Gasparotto que Jean Pierre Coffe a confié le soin de s'occuper du vin, sans lequel un repas ne saurait être parfait, et là encore la dame fit merveille en dénichant nombre d'excellents vignerons sérieux, capables d'offrir du plaisir à prix modeste. Bel exploit que ce choix de bonnes bouteilles à moins de 5 euros.

Le tout pour moins de 10 euros, que demande le peuple ? du pain, du vin... on est bien ... hein Tintin ?

Michelin - Le Guide Rouge France 2010 : Hôtels & restaurants (2010) - Pas d'histoire

Michelin - Le Guide Rouge France 2010 : Hôtels & restaurants (2010)

Qu'est ce que c'est que ce bouquin ? tout d'abord du point de vue de la forme, voilà une oeuvre truffée de petits caractères (doit on dire pictogrammes ? assez obscurs pour la plupart d'entre nous, en particulier, quel est donc cette manie qu'ont les auteurs de parsemer leur texte, au demeurant parfois indigeste, de petites étoiles distribuées çà et là ?!) sans que l'on en comprenne vraiment la finalité.


Mais la forme ne serait rien, si, l'histoire elle même ne semblait pas assez décousue. J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à la suivre, il semblerait que ce ne soit qu'une succession de banquets (un peu comme si toutes les dernieres planche d'Asterix avaient étés mises en texte) sans queue ni tête, au service (impeccable) d'une intrigue que je n'ai jamais vraiment saisie. De fait, à peine introduit-on un héros (ici curieusement appelé chef) qu'il disparait dès le paragraphe suivant et qu'on ne le retrouve plus jamais ailleurs dans le texte ?! Avouez que c'est curieux, et qu'il est ainsi bien difficile de d'identifier aux personnages.

Je serais, pareillement, bien mal en peine de vous résumer, voir même de vous expliquer l'histoire. Plus la lecture avançait et plus je me disais que, comme dans Usual Suspect, tout s'éclaircirait à la fin, au dernier chapitre, mais il n'en fut rien !

En résumé, un livre qui laisse sur sa faim ....

Valérie Pecresse - Et si on parlait de vous ? (2010) - Et si vous vous taisiez ?


Valérie Pecresse - Et si on parlait de vous ? (2010)


Fantastique cette invitation à la causette que nous propose la candidate (mal barrée) à la présidence de la région Ile de France. Ainsi donc, Valérie Pécresse, du haut de sa prétention sans faille, de son intransigeance et de sa prétendue science s'abaisserait à nous demander de nos nouvelles ? Pour tous les enseignants, étudiants, et parents inquiets qui ont eu à faire à la ministre de l'enseignement supérieur, l'invitation doit être une réelle surprise. Car qui dit parler, suppose que quelqu'un, en face, écoute, sinon il s'agit d'un monologue, exercice certes intéressant mais dont personne, à part peut être Claude Allègre, ne peut faire un livre.



Ainsi donc madame Pecresse, avec son sourire presqu'aussi faux que celui de son mentor, nous écoute. Personnellement, une telle invitation me fait frémir, non que je craigne quoique ce soit pouvant me nuire dans mon casier judiciaire, mais imaginez un peu qu'un autre Crew existe en France et qu'il ait commis nombre d'actes répréhensibles, j'aurais l'air malin. Si c'est de cela dont madame Pecresse voulait que nous discutions, plutôt que d'entrer dans des discussions sans intérêt sur le vivre ensemble en région parisienne, les transports, les logements, les embouteillages, la pollution et que sais je encore ? Car il y a fort à parier que sur ces questions, la blonde du gouvernement n'ait pas beaucoup plus de réponse à apporter qu'aux questions d'un écolier de 12 ans quant au prix d'un billet de train régional. Non pas qu'elle n'ait pas eu le temps, pendant qu''elle préparait sa campagne, de potasser ses dossiers, mais tout simplement parce que tous ces petits désagréments ne sont pas de son monde. Pensez donc, les embouteillages quand on se fait ouvrir le périf par une flopée de motards à gyrophares, et que dire des transports en commun ? les quoi ?? Le prix des logements ? ...de fonction sans doute voulez vous parler ? Evidemment le dialogue risque de tourner court très rapidement.

Mais surtout ne rien en laisser paraitre de peur de voir sa vie épluchée avec une infime précision et, si celà ne suffisait pas à trouver un loup quelconque, en rajouter des tonnes en jouant sur d'éventuelles homonymie pour décrédibiliser totalement l'interlocuteur mais surtout, surtout, éviter d'aborder les vraies questions auxquelles on n'a aucune réponse et dont on ne veut surtout pas entendre parler. Enfin, une fois une discussion d'une pareille qualité terminée, s'assurer que le service après vente est bien en place. Car oui, pareille attitude soulèvera à n'en point douter de nombreuses critiques, qu'il conviendra de désamorcer avec forces communiqués signés de la blanche main de Frédéric Lefevre, appelant à ce que cessent les attaques injustifiées et particulièrement violentes dont est victime la potiche en chef.

Merci de m'avoir écouté madame la ministre

Marc Boulet - Dans la peau d'un Intouchable (1995) - Inde et pendant ...


Contrairement a beaucoup des commentaires que j ai trouvé ici ou là, j ai trouvé ce livre tout a fait interressant.


L écriture, sans etre hautement litterraire (mais est ce bien ce que l on demande a ce genre de livre) est tout a fait agréable et illustre parfaitement le propos de l'auteur.

On dévore l ouvrage comme on lirait un bon roman d aventure ou d espionnage en se demandant toujours a quel moment le héros finira par se faire prendre...

Sans doute trop superficiel pour ceux qui "ont fait l Inde" mais tout a fait suffisant pour satisfaire la curiosité et le voyeurisme mal placé des autres.

A noter aussi du même auteur: "dans la peau d un chinois" aujourd hui tout a fait introuvable malheureusement.

Joseph E. Stiglitz – Le triomphe de la cupidité (2010) - Un écrit visionnaire à la portée de tous


Joseph E. Stiglitz – Le triomphe de la cupidité (2010)

C'est la marque des plus grands que de savoir rester humbles et pédagogiques dans les domaines dans lesquels, pourtant, ils ont reçus la plus grande estime de la part de leurs pairs. Il en va ainsi de Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001, pris peut être un peu vite, à l'époque pour n illuminé pessimiste mais auquel le temps et la récente crise ont plus que donné raison.

De cela il se garde bien de fanfaronner, tant semble préoccupante, pour lui, la réponse qui a été donnée à la crise qu'il avait vu venir bien avant tout le monde. En effet, après un retour rapide sur les causes et les conséquences des folies spéculatives passées, c'est aux réponses apportées qu'il s'intéresse plus particulièrement aujourd'hui. Réponses qui, selon lui et un argumentaire très construit et argumenté, riche en exemples et en renvois, réponses donc qui, plutôt que de prendre le problème à bras le corps, ne font qu'enfoncer, à terme, un peu plus le système dans un marasme peu ragoutant.

Contrairement aux prises de position des uns et des autres, aux coups de mentons volontaires sans lendemain, la politique menée pour remédier à la crise, a surtout pour conséquence (et but ?) de n'absolument rien changer, ou si peu, à ce qui se faisait avant, stratégie bien connue sous le nom du "droit dans le mur". Le prix Nobel, titre honorifique s'il en est, ne peut que s'en attrister et reformuler les mises en garde qui avaient été les siennes en 2001, soucieux d'en informer le plus grand monde, quand bien même les gouvernants n'en tiendrait aucun compte.

Facile à lire, instructif et d'une lucidité rare médiatiquement parlant, voilà un livre a mettre entre toutes les mains propres à prendre des décisions qui influeront sur notre avenir.

Georges Frêche - Trève de balivernes : Pour en finir avec l'hypocrisie (2010) - Forcément polémique


Georges Frêche - Trève de balivernes : Pour en finir avec l'hypocrisie (2010)

Initialement intitulé "Arrétons les conneries !", voilà donc le livre de l'homme qui aura sans doute le plus fait parler de lui pendant cette campagne des régionales, un exploit quand on se souvient qu'un certain dirigeant de la France, actuellement sur le trône, est un maître en la matière..


Oui Georges Freche provoque la polémique partout ou il (ou ses propos) passe, et plus encore quand ceux ci arrivent aux oreilles des médias ou au siège des états majors politiques parisiens. De cet état de fait, l'auteur ne peut que s'amuser, surtout quand il en vient à heurter la pudibonderie du parti socialiste dont il dit, qu'lors qu'il était respecté par F. Mitterand, "Progressivement le PS s'est érigé en garant de la moralité (...) La fabrique d'idées étant en panne, ce qu'offre le PS, c'est la mise en avant d'une société émiettée en particularismes, minorités". Attaque qui, si elle venait d'un homme plus conventionnel, porterait droit au coeur de l'appareil du parti. Mais conventionnel Georges Freche ne l'est pas et, même s'il se défend des accusations de racisme ou de "beaufitude", se disant victime d'un "totalitarisme des idées", il reconnait, avec truculence, "Pour quelqu'un du sud comme moi qui a de la faconde, du bagout, qui aime l'esbroufe et les bons mots, bref qui a son franc-parler, je suis facile à coincer pour peu qu'on en ait envie. On prend une phrase, on l'enlève de son contexte et on aboutit au contraire de ce que j'ai dit". On n'est pas obligé de le croire sur parole, mais force est de constater que cet argument tient la route.

"Est-ce qu'on aurait affaire à un nouveau totalitarisme ? Un totalitarisme des idées, cela va de soi. Avec, dans le rôle de la guillotine, le lynchage médiatique par exemple", la question mérite d'être posée, et certaines affaires récentes en sont la parfaite illustration, au hasard le lynchage de Dieudonné, par exemple. Hors des frontières du Languedoc Roussillon, le président de région est vu comme le plus extrême horreur de toute la classe politique réunie, pourtant, il conviendra de s'interroger sur le capital sympathie dont il bénéficie en ses terres, est ce l'illustration du fait que tous les habitants de la région sont de dangereux racistes antisémites ? on est, là encore en droit d'en douter.

Au moins, pendant que l'on parle de lui, on ne parle pas du non programme du PS, ni des sorties de Brice Hortefeux ou du succès retentissant du débat sur l'identité nationale. Après tout, Georges Freche est surtout utile à toutes nos têtes (à claques ?) pensantes politiques dans la mesure où elles peuvent, pendant ce temps, dissimuler leur vide sidéral.

Florence Aubenas - Le quai de Ouistreham (2010) - Une voix pour les sans voix

Florence Aubenas - Le quai de Ouistreham (2010)

Florence Aubenas, ca vous dit quelque chose ? Oh oui certainement tant a une époque on entendit parler que d'elle alors qu'elle etait retenue en otage en Irak. Plutôt que de ressac er ces douloureux souvenirs et vomir des torrents d'aigreur sur des milliers de pages comme, au hasard, une Ingrid Betancourt, plutôt que de faire de son martyr un fond de commerce larmoyant, la journaliste a, au contraire, repris son bâton de pèlerin pour dénoncer les martyrs quotidiens de nombre de ses compatriotes, nombre qui, soit dit en passant, ne cesse de croitre chaque jour.


Avec cette nouvelle enquête, c'est un exemple parfait de journalisme d'immersion que Florence Aubenas nous donne et, loin de tout voyeurisme ou sensationnalisme a la petite semaine, c'est au contraire un cinglant témoignage, une tribune donnée a tous les sans voix laisses pour compte du modèle économique cher au pouvoir en place. Ainsi donc, en faisant partie de cette frange de la population qui peut encore se permettre le luxe de s'offrir des livres, nous découvrons un univers qui, en grande partie, en tous cas en ce qui me concerne, nous etait parfaitement inconnu. L'univers de ceux qui, pour pouvoir manger et nourrir leur famille, cumulent les boulots précaires pour des salaires de misères, incertains et durement gagnes. Ceux qui matin et soir enchainent les kilomètres pour quelques dizaines d'euros, en jonglant acrobatiquement avec une vie de famille forcement tronquée. Ceux dont l'horizon se limite au repas du lendemain, quand bien même ils bénéficient d'un emploi dit stable. De tous ceux la, et de bien d'autres encore, Florence Aubenas raconte le quotidien. Sans misérabilisme aucun, reflétant le courage et la dignité de ces victimes anonymes du marche triomphant.

En journaliste professionnelle, Florence Aubenas met, déontologiquement, un terme à son expérience le jour ou elle décroche le saint Graal: un CDI! Et lequel ! Quelques heures par semaine, voila la sublime récompense de ceux pour qui chaque jour est une lutte. Juste redistribution de la montagne de richesse créée chaque jour dans notre monde. Tout est donc si pourri au royaume de Sarkozy ? Non, car au milieu de cette misère, Florence Aubenas a aussi découvert la générosité, l'entraine et la débrouille, la solidarité en un mot, concept si étranger a l'idéologie jusqu'à maintenant dominante. Aucune valeur marchande à attendre de ces reflexes humains, c'est dire si tout cela se passe dans un monde parallèle de celui de nos gouvernants.

Par cette expérience poignante, l'auteure nous démontre qu'il existe encore un vrai journalisme pour peu que l'on sache encore s'intéresser à autre chose que la dernière maitresse d'Éric Besson.

Jean-Claude Brialy - Mon Algérie (2006) - Ce sont toujours les meilleurs...


Jean-Claude Brialy - Mon Algérie

A l'image de son défunt auteur, voici un livre sans prétention aucune, simple, frais comme.. jeanne moreau, dans lequel Jean Claude se plait à nous raconter ses souvenirs d Algérie.


Pour un peu on serait amené à penser que depuis le départ du petit Jean Claude, l Algérie a comme hiberné, attendant le retour de l infiniment modeste acteur et de son talent, à nul autre pareille, de faire parler les morts à son propos.

Jean Claude aimait à se souvenir du jour ou jean gabin avait déclaré qu'il était le seul acteur a lui arriver a la cheville, en plus agréable a regarder croyait bon d ajouter le patriarche.

Jean Claude aimait a se souvenir et nous aimons nous souvenir de Jean Claude.

mercredi, novembre 09, 2011

Gigposters 2 - Clay Hayes - 2011


Clay Hayes est le fondateur de gigposters.com. Pour tous les non initiés au monde de l'affiche sérigraphiée rock, ce site est LA référence mondiale dans le genre. Véritable musée et gallerie "online" regroupant plus de 10 000 artistes des 4 coins du monde, présentant plus de 100 000 créations, annonçant les concerts de groupes des plus gros aux plus humbles. Si vous avez déja révé de monter un groupe avec des Legos ou, si vous vous êtes toujours demandés ce que pourrait donner le croisement du logo de Motorhead et d'Hello Kitty, alors ce bouquin est très certainement pour vous, vous y trouverez toutes les réponses à toutes les questions que vous ne vous êtes probablement jamais posées.

Ceci étant dit, si vous êtes juste un amateur lambda de l'art du poster rock, avec aucun penchant bizarre genre la vie sexuelle d'Hello Kitty ou que sais je encore, alors oui, aucun doute, ce bouquin est aussi fait pour vous. é ans après le premier volume, passé joyeusement sous silence en France, Clay Hayes revient avec 101 nouveaux artistes, d'à peu près toute la planète.
Au format 36.5 x29 cm, chaque artiste bénéficie d'une représentation en pleine page d'un de ses posters au dos duquel on en trouve 4 ou 5 autres plus petits ainsi que quelques infos relatives au dessinateur. Chaque page peut être détachée aisément, offrant ainsi 101 posters prêts à être encadrés. Mais si, comme moi, vous vous voyez mal dchirer le bouquin, rien ne vous empêche d'en acquérir 2 exemplaires.
Si vous hésitez toujours à l'acheter, la liste ci dessous devrait finir de vous convaincre :

Adam Pobiak, Alan Hynes, Alana Bailey, Altieri Art, Ames Bros, Anville, AS Printing Press, Atzgerei, Baker Prints, Blackheart Studios, Ben Wilson, Broken Press, The Bubble Process, The Bungaloo, Chicken Billy, Clint Wilson, Clinton Reno, The Comet Substance, Concepcion Studios, Craig Horky, Craig Updegrove, David V. D'Andrea, Dead Meat, Dirty Donny Gillies, DKNG, Doe Eyed, Doublenaut, Douze Studio Dresden, Dr. Alderete, Droid, Empire Press, Erick Montes, Frida Clements, Ghost-Town Studio, Graham Pilling, Gunsho, The Half and Half, Hatch Show Print, Hyp Inc, Idiot or Genius ?, Insurgentarts, Iron Canvas Studios, Iskra Print Collective, Isle of Printing, Ivan Minsloff, James Flames, Jeral Tidwell, Jeremy Wilson, Jim Mazza, Joe Whyte, John Howard, Johnny Sampson, Justin Santora, Kill Hatsumomo Prints, Kunny van der Ploeg, Landland, Madpixel Art and Design, Mara Piccione, Mark McCormick, Mark Sgarbossa, Marq Spusta, Matt Terich, Maximum Flouride Killustration, Mike Saputo, Mike Weihs, Mile 44, Nat Damm, Nerl Says Design, Nick DuPey, Petting Zoo Prints & Collectables, Pfahlert Creative Labs, Punchgut, R. Black, Rich Kelly, Robbie Fuct, Ryan Duggan, Scott Campbell, Scraped Knee Studios, Scrawled Design, Shawn K. Knight, The Silent Giants, Small Horse Studio, Sonnenzimmer, Spike Press, Standard Deluxe Inc, Standard Design, Status Serigraph, Subject Matter Studio, Switchopen Illustrations, T-Bone & Aljax Production and Design, Tim Huesken, Tom Bagley, Traci Edwards, Two Arms Inc, Two Rabbits Studios, Tyler Stout, Uglybogus, Us &Them, Weapons of Mass Design, Weathermaker Press, Will Ruocco


mardi, novembre 01, 2011

P. Manoeuvre & T. Guitard – Etre Rock (2007)

P. Manoeuvre & T. Guitard – Etre Rock (2007)

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas tant le boulot de P.Manœuvre qui est remarquable dans ce petit bouquin (très occupe a essayer de redonner une crédibilité rock aux nouveaux radios crochets télévisés, il s'est contente de survoler quelques interviews qu'il a faites au cours de "l'âge d'or" et de traduire quelques refrains) mais plutôt les illustrations d'un Thierry Guitard qui, pour une fois, a délaissé les couleurs criardes dont il abuse dans la revue du rock critic précité pour s'en tenir a un magnifique noir-rouge et blanc. Du coup son trait n'en a que plus d'impact, en témoignent ses illustrations des Ronettes, des Libertines ou du poireautant Lemmy (de Motorhead).


Noirs rouges et blancs, les "textes" le sont aussi avec leur typo aléatoire. Entre dictons de roadies, de bikers, sentences définitives de rock critics locaux ou anglo-saxons, parole de tatoueuse et bien évidemment citations des Stones, des Beatles, d'Iggy, de NTM, des Doors, de Jimi, de Gainsbourg, Bowie ou Leo Ferre, se sont 113 modes d'emplois en 1 ligne du parfait rocker qui sont ici présentés. Le sourire en coin, on remarquera que le père Manœuvre n'a pu s'empêcher de coller ses chouchous déjà oublies les Naast sur la même page que Bob Dylan qui déclarait en 67 que "pour vivre hors la loi, il faut être honnête" alors que Gustave Naast, dont on se demande bien ce qu'il vient faire au milieu de toutes ces légendes prouve, a ceux qui en douterait, tout l'étendue de son talent en déclarant que "pour être honnête, il faut vivre hors la loi", 40 ans après son glorieux aine.

A cette curiosité près, c'est avec plaisir que l'on picore au hasard des pages ces quelques leçons de vie et, si le tout est vite lu, on y reviens souvent, ne serait ce que pour l'esthétisme du graphisme en 3 couleurs du très (trait ?) inspire Thierry Guitard.

P. Manoeuvre et M. Meier - Les enfers du Rock (2009)

P. Manoeuvre et M. Meier - Les enfers du Rock (2009)

Depuis la nuit des temps, ou plutôt depuis Robert Johnson et sa rencontre à la croisée des chemins (crossroads) jusqu'aux extrémités sanguinaires des groupes de black metal scandinaves, le Rock et le Malin ont toujours marché main dans la main. On connaissait le penchant inavoué de P. Manaeuvre pour l'occultisme (en témoigne le passage de Pacôme Thiellement dans les colonnes de Rn'F) mais, alors qu'il avait fourni un travail minimal lors de la rédaction d'Etre Rock (précédent opus de cette brillante collection), on découvre aujourd'hui le rock critic légendaire particulièrement inspiré quand on en vient à aborder le sujet du flirt appuyé de la musique avec les forces obscures.


Ainsi donc, en plein concert d'AC/DC au Stade de France, notre bon ami est soudain frappé d'une révélation, toute la musique qu'il aime elle ne vient donc pas de là, non elle ne vient pas du blues, mais plutôt des entrailles de la terre, de la fournaise qui y bouillonne et de son Master of Ceremony cornu. Partant de cette révélation, Manaeuvre remonte le fil de l'histoire jusqu'au blues primaire, aux condamnation d'Elvis par le Vatican, aux Cochran et autres JL Lewis, puis vient le tour des glorieuses 60s et leur lot de morts à 27 ans (Jim, Jimi, Janis à la liste desquels viendront s'ajouter Kurt et quelques autres), Beatles, Stones, Zeppelin et autres Sabbath ne sont évidemment pas en reste, le punk, le metal (grand consommateur d'imagerie fourchue) le tout pour finir par le Roi Lézard himself confirmant que...this is the end.

Chaque chapitre est l'occasion de revenir sur la carrière d'un groupe ou d'un mouvement avec forces anecdotes, plus ou moins infernales, mystères et événements inexpliqués. La plume du petit Philou est, bien évidemment, fidèle à sa légende rendant la lecture (le dévorage plutôt) particulièrement agréable.

Si, pour Etre Rock, c'était Thierry Guitard qui s'y était collé pour les illustrations dans un superbe noir&blanc rouge, c'est la talentueuse Marie Meïer qui s'y colle aujourd'hui, illustrant chaque page d'une aeuvre où, à son habitude, on retrouve mêlés gothisme, mysticisme et kustom kulture. Marchant dans les pas de ses glorieux anciens (Rick Griffins bien sûr mais beaucoup d'autres...), c'est le pourpre, cette fois, qui vient « égayer » son noir et blanc assuré pour le plus grand bonheur des yeux !

2 talents sûrs du petit monde du rock au service de la Bête... çà fait frémir !

JS. Cabot & P. Robert - Hard 'n' Heavy, 1966-1978, Sonic Attack (2009)

JS. Cabot & P. Robert - Hard 'n' Heavy, 1966-1978, Sonic Attack

Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, çà vous dit quelque chose ? bon, Pink Fairies, Nazareth ? mouais ? de nom ? vous êtes déjà un connaisseur, et Granicus, Sir Lord Baltimore ou Yesterday’s Children ? là pour la peine pas du tout ? Alors une chose est sure, ce livre est pour vous.




Après une introduction qui familiarisera les moins connaisseurs avec le genre et qui régalera les aficionados qui se posent encore la question de la différence entre Hard Rock et Heavy Metal, intro qui aura aussi le bon gout de rappeler à quel point ce style de musique a pu être, et continue d’ailleurs à être, décrié alors qu’un public sans cesse plus nombreux vient peupler ses cathédrales et ses chapelles de plus en plus pointues, après une intro passionnante donc, c’est plus d’une centaine d’albums allant des origines à 1978, des plus connus aux plus obscurs, qui sont chroniqués par les auteurs avec le bon goût, à chaque fois, de renvoyer, en fin de chroniques, le lecteur à d’autres chefs d’œuvres oubliés qui pourraient aussi lui plaire dans le genre.

Érudits nos 2 hommes le sont sans aucun doute, Jean- Sylvain Cabot ayant été une plume remarquée chez Rock n’Folk dans les années 80 et spécialisé dans les musiques « énervées » alors qu’on ne présente plus l’immense Philippe Robert. C’est peu dire qu’ils connaissent leur sujet, même si on peut se demander, à la lecture de l’intro, pourquoi donc ils tiennent tant à mettre Sunn O))) en avant comme renouveau du genre, alors que, sans sous évaluer aucunement la musique du groupe, tant d’autres ont contribués et contribuent encore aujourd’hui à faire évoluer le genre vers de nouvelles frontières ?!

Un tome 2 allant jusqu’à aujourd’hui devrait voir le jour très prochainement et c’est avec une impatience et une gourmandise non feinte que l’on attend d’avoir les lumières de ces messieurs sur les cas Motley Crue, Saxon, Maiden, Metallica, Guns n Roses, Kyuss, Monster Magnet, Sepultura, System of a Down et plein d’autres que je n’oublies bien évidemment pas mais que je n’ai pas la place de citer ici.

Iggy Pop - I Need More (2001) / I need More....books like this one !

Iggy Pop – I Need More

L’autobiographie officielle de monsieur Iggy Pop, hallucinée, drole et déjantée. A l’image de l’iguane et de ses Stooges de compagnons





Comme une chanson des Stooges, I Need More est sale, violent, efficace, sans fioriture et pourtant passionnant, envoutant.... I need more, c est Iggy, tout ce qui y est raconté est effroyablement rock n'roll, borderline, mais toujours sur un ton amusé (amusant) un peu détaché, comme noyé dans les vapeurs du sexe, de la drogue et du rock n' roll ....

Au moins une fois par an, réservez vous quelques heures (pas trop quand meme), poussez la sono a fond (j'opterai pour FunHouse, mais Raw Power ou le 1er feront parfaitement l'affaire), assurez vous d avoir un bon stock d'alcool costaud, et votre substance prohibée préférée a portée de la main, une compagnie féminine agrémentera agréablement le tout et, pendant quelques heures, entrez dans le grand rock n'roll circus de l Iguane !!