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dimanche, février 26, 2012

Lords of Altamont - Lords Have Mercy (2005) - Straight in your face,

Lords of Altamont - Lords Have Mercy (2005)

- Bonjour, il me faudrait 10 morceaux de rock gras bien saignant et taille directement dans le nerf s'il vous plait..
- Y'en a un peu plus, je vous le mets quand même?
- bah ouais ca peut pas faire de mal. Non pas la peine de l'emballer je vais le consommer directement a même le cuir.


Plus que sur leurs autres albums nos Lords sont ici sérieusement épaules par l'ogre Hammond omniprésent et qui vient napper les saillis tout en guitares cradingues et cymbales martyrisées d'une couche de sirop d'érable qui, tout en engluant le tout, ne fait en aucun cas sombrer nos garagistes psychés dans la guimauve.

Même si le 1er titre lorgne parfois avec un heavy monster magnetien, la figure paternelle d'un Stooges basique reste la marque de fabrique de nos bikers enfièvres. A la différence d'Altamont Sin, les références au groupe de l'iguane sont quand même moins appuyées éloignant définitivement tout soupçon de manque d'inspiration tant les compos sont futées et originales dans un genre plutôt ultra balisé.

Et pour répondre a notre ami curieux, s'il ne devait n'y en avoir qu'une, celui ci bat dans mon cœur To Hell sur le fil...pour la pochette, chef d'œuvre d'efficacité suggestive.

The Lords Of Altamont - The Altamont Sin (2008) - Toujours aussi parfait même si quelques riffs rappelent très étrangement le groupe de l'iguane :)

The Lords Of Altamont - The Altamont Sin (2008)

Bon, vous ne viendrez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu. Le message qui ouvre cet album est assez explicite pour que vous compreniez bien que la musique des Lords est réservée aux oreilles doublées de cuir. D'ailleurs le rouleau compresseur qui passe juste après le speaker devrait finir de convaincre les égarés de passer leur chemin.


Une fois les indésirables mis de cote, les Lords peuvent se faire un petit plaisir en glissant, le temps d un Faded Black en terres plus pop sans pour autant délaisser le gros son crado qui est leur marque de fabrique. Voix de poissonnier fortement alcoolisé, disto...distordue, rythmique basique mais lancinante comme peut l être une grosse gueule de bois, le décor est pose, on n'est pas vraiment la pour faire des bouquets de marguerites. Ce sont plutôt d'orties dont il est ici question, orties et chardons engraisses a la cendre et au gros bourbon qui tache. Pour faire passer cette lourde décoction, une bonne louche d'orgue bien sirupeux, comme sur Never Do Well par exemple.

Avec le gosier bien lesté par le mélange, comment peut-on faire autrement que de beugler de cretins refrains comme autant de chants de hooligans avines? Ya pas a tortiller du slim en cuir, impossible de faire autrement comme en témoigne Going Nowhere Fast et son solo aérien tout en urgence hallucinée.

Orgue hante sur fond de riff hard rock ultime, mais du plus crasseux qui soit, on n'est pas chez Satriani ici, des les premières notes on sent...la poudre? Oui, la poudre en effet, mais on sent surtout qu'avec Lightning Strikes on a affaire a du lourd en descendance directe des Stooges qui aurait pique quelques plans de clavier au Monstre Magnétique des débuts.

Je ne vais pas vous faire tous les titres de l'album, je risquerai de me répéter, sachez seulement qu'on y entend aussi de l'harmonica (lewinsky ?) entre 2 riff de sexe, de drogue et , évidemment, de rock n'roll car c'est bien de cela dont il s'agit ici et du meilleur, du millésime 60s garage.

Mais je vous vois venir d'ici avec vos grosses bottes Harley, vous allez me demander: "mais Crew, si je ne devais avoir qu'un seul album des Lords?". Ceux qui savent riront de vous, en effet avoir un seul album des Lords c'est aussi cretin que de s'envoyer un verre de tequila alors qu'on peut se faire la bouteille au goulot. Mais je ne suis pas de ces moqueurs et je vous répondrais sans détour: "Dans ce cas, rues toi sur To Hell With the Lords" dont les titres sont peut être encore plus aboutis...ici certains hommages aux Stooges frisent quand même dangereusement le plagiat par définition peu imaginatif.

The Lords Of Altamont - To Hell With The Lords (2006) - Raw Power from the Lords

The Lords Of Altamont - To Hell With The Lords (2006)

Au "peace, love and happiness" de la fin des sixites, les Lords of Altamont ont sans hésitation aucune préféré le "sex, drugs and rock n'roll" intemporel des pionniers du rock. Le nom suffit à comprendre qu'on est à des années lumière du patchouli et des fleurs dans les cheveux de Woodstock. Non, les 5 Lords sont là pour un enterrement, tout de cuir noir vétus, mine sombre et patibulaire, regards vides et hallucinés par les abus en tous genre et le manque de sommeil....



De références ils ne manquent évidemment pas, MC5, Fuzztones, leurs CVs respectifs sont à eux seuls un carnet d'adresse du garage rock le plus straight. Qu'est ce à dire? et bien vous prenez 2 guitares en fusion qui se tirent la bourre à la moindre occasion de solo, un orgue farsifa bavard et une voix de précheur halluciné, le tout sur une section rythmique tachicardique ou étrangement ébéthée et voilà à peu près ce que çà peut donner. Ajoutez à celà des titres qui ne dépassent pas les 4 minutes, des hommages appuyés aux Stooges (Come on... ressemble au petit frêre de Raw Power par exemple) et aures légendes noires (pas dans le sens de la couleur de peau) du rock n'roll, une imagerie et un nom tout droit sorti de l'univers des Hells Angels et vous saurez de quoi il retourne.

Synthèse parfaite du Garage, du Punk et du rock Psychedelique, ces 5 là n'ont certainement pas inventé grand chose, mais c'est avec une énergie et une flamme sincère qu'ils entretiennent avec brio la flamme d'une certaine esthétique rock originelle.