Affichage des articles dont le libellé est queens of the stone age. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est queens of the stone age. Afficher tous les articles

vendredi, février 24, 2012

Queens of the Stone Age - Queens of the Stone Age (Reissue) (2011)

Queens of the Stone Age - Queens of the Stone Age (Reissue) (2011) - Spaceship has definitly landed !

Quand on sait qu'il y a quelques temps encore il fallait dépenser quelques centaines de billets verts pour faire l'acquisition du premier album de QOTSA sur le net, la première des choses à dire à propos de cette réeddition est qu'elle était plutôt attendue par tous ceux qui n'ont pas les poches forcément pleines et encore moins des heures et des heures à perdre à fouiller dans les bacs d'occaz dans le maigre espoir de mettre la main dessus.


Pourquoi une telle escalade dans la spéculation alors ? Sans doute parce que nous sommes ici en présence d'une oeuvre charnière. Je m'explique: outre le fait qu'il s'agisse là du premier album d'un des groupes les plus emblématique et les plus talentueux des années 2000, ce coup d'essai se démarque de ses futurs successeurs dans le sens où le cordon ombilical avec le cultissime Kyuss n'est pas encore totalement coupé, surtout au niveau de la production. Son bien cracra à la Kyuss avec une voix mixé bien derrière, peut être Josh Homme n'assumait-il pas encore, à ce moment là, cette étrange voix en décallage complet avec son physique de rouquin. Donc oui, pour les habitués des albums suivants, ce premier opus risque d'être un tout petit peu surprenant, mais qu'ils se rassurent, si le son est moins poli, si certains titres peuvent paraitre moins évidents que sur Rated R, Songs for ou Lullabies, l'imagination du sieur Homme marche déja à plein, et tous les titres finissent par se révéler particulièrement addictif, à commencer par le monstrueux Avon, tube ultraplombé toujours aussi éfficace en live.

Aux cotés du split Kyuss/QOTSA (à quand une réeddition? car là aussi les prix s'envolent) cet premier album éponyme fait figure de chainon manquant, chainon qui permettra de passer d'un groupe culte lent et lourd au succès planétaire que l'on connait.

A noter que cette réeddition s'accompagne de quelques boni (enfin, on parlera de boni pour les moins complétistes d'entre les fans, car la plupart sont déja connus depuis longtemps pour qui s'interresse d'un peu près au groupe) : The Bronze, These aren't the Droids You're Looking For et Spider and Vinegaroons tous assez malinement placés au coeur même du tracklisting initial plutôt que d'être relégué en fin d'album comme c'est bien souvent le cas.

En résumé: 1/ vous avez déja l'album, vous êtes donc un fan, vous vous êtes donc déja débrouillé pour trouver les bonus qui vous manquaient, vous n'avez donc pas grand chose à attendre de cette réeddition. 2/ Ca fait des années que vous le cherchiez et enfin le Graal est à votre portée, auquel cas, n'hésitez pas une seconde, foncez dessus. 3/ Vous accrochez moyen aux autres albums, alors là...heu....comment avez vous fait pour lire jusqu'ici ?!

Queens of the Stone Age – Era Vulgaris (2007) - Intriguant...

Queens of the Stone Age – Era Vulgaris (2007)

Il y a des albums comme ça que l'on n'arrive pas a se décider a chroniquer. A la déception des premières écoutes, et après les avoir vu sur scène, on se prend soudain a vivre une espèce de révélation...mais oui plus on l'écoute et plus cet album est tout bonnement génial. Puis on se ressaisit, non, vraiment, ils ont frappe tellement fort avec Songs for the Deaf, qu'il leur sera désormais impossible de faire mieux.


Pourtant le riff tournoyant en fin de Turnin the Screw, les bouts de mélodies bancales qui retombent immanquablement sur leurs pieds tel un chat jeté en l'air, la voix a la limite du manière de Josh Homme, les saillies de gratte après chaque refrain (en est ce vraiment un?) de Sick, Sick, Sick, les paroles grandioses ("it's like diamond...and shit"), les refrains aériens perdus au milieu de morceaux apparemment mal foutus avec une jambe plus longue que l'autre mais qui s'avèrent au final de bien fins danseurs aux mouvements aussi improbables que gracieux, tout ça et bien plus encore participe au charme irrésistible d'Era Vulgaris, a sa capacité d'attraction inexplicable. Comme la laideur, il fait peur d'abord, comme l'intro angoissante de Misfit Love, peur de l'inconnu, impossible de savoir a l'avance ce qui va se passer la minute d'après dans un morceau, la seconde d'après dans une ligne de chant. Sorti tout droit des Desert Sessions, c'est peu de dire que le très radiofriendly Make It With Chu offre une oasis apaisée au milieu de ce disque fascinant sans queue ni tête a la laideur fascinante. Moins évidente mais tout aussi calme Suture Up Your Future est l'illustration même de toute la beauté tordue des chansons de la bande a Homme et débouche sur l'un des sommets de cet album River on the Road, road trip hallucinée toutes vitres baissées dans le soleil couchant fonçant nonchalamment vers l'inconnu forcement dramatique...le véhicule s'écrasant sous le rouleau compresseur policier de Run Pig Run...et les lumières dansent, dansent dans l'ambulance qui file vers le Mexique (cola) la bas derrière la frontière finale de l'album...

Le meilleur album de QOTSA? Certainement pas. Le plus régulier? Ouhhh que non. Le plus fascinant? Peut être bien. Le plus intriguant? A n'en point douter!