mardi, juillet 10, 2012

Abrahma - Through the Dusty Paths of Our Lives (2012)

Abrahma - Through the Dusty Paths of Our Lives (2012)

Des cendres des défunts Alcohsonic, renait aujourd'hui Abrahma et, sans rien renier de son passé (glorieux soit dit en passant), le moins que l'on puisse dire est que nos gaillards ont encore gagné en maturité (au moins musicale, pour le reste... hummmm, disons que .... hummmm.... voilà voilà....). On avait laissé Alcohsonic s'égayer dans le vaste champ des 3 dernières décennies musicales de la fin du XXème siècle, on les retrouve aujourd'hui plus concentrés, plus compacts en quelque sorte, tout entier occupés à déterrer le cadavre encore fumant de ce qui se fit de mieux dans les 90s, hein ? ... Monster qui ? Non... je vois pas...

Oui c'est à croire que tout ce qui s'est fait de mieux entre 1989 et 1999 s'est donne rendez-vous sur ce premier album des pas vraiment débutant d'Abrahma. Un riff panterien en diable en guise de mise en bouche,  sur un titre hyper efficace, boosté par une basse énorme étrangement floydienne, oui messieurs les velus, voila du lourd comme on n'en a plus entendu depuis longtemps. Ni exagérément pesant ou complexe comme.ça semble.être devenu la.grande mode ces.derniers temps au sein des combos affilies stoner au sens large. Comme me le confiait l'immense Seb Bismuth (voc) "Marre de tout ces bands stoner qui ne font plus que gueuler en mangeant du prozac :) ", et ça s'entend !!! 

Déjà, niveau chant, la.voix époustouflante de Seb navigue quelque part entre un Morrisson bien burné et un monsieur Clutch (j ai un peu la flemme de chercher le nom) en grande forme, autant dire que l on tient du très gros, à des années lumières des grawls et des hurlements très tendance en ce moment. Qui a parlé d'Ian Ashbury ? ;) 

Musicalement aussi, doté d'une section rythmique qui s y connait pour faire monter imperceptiblement un groove imparable (Volun pt1) et d'un gratteux aussi a l'aise pour faire tourner du riff gras (Dandelion Dust) que claquer quelques solis en apesanteur, et même si l on sent parfois Neurosis pointer le bout de son nez (Loa's Awakening (Prelude) ou le long et solennel The Maze) de temps en temps, le heavy de nos frenchies ne sombre jamais dans la dépression lourdingue que semblent affectionner les post-rockers en tout genre. 

Art by Seb Bismuth
 Tout ici respire le heavy rock des grands soirs oragzux, finalement toute la musique qu'on aime elle vient vraiment de là, elle vient du blues crasseux des marécages sonores de Honkin water roof   ou Ocean on sand tout en slide., elle vient d'un jardin sonore (Soundgarden pour les plus anglophobes) croisé au détour de Big Black Clouud ou Here Sleep.Ghosts, elle vient d'une époque où l'on savait encore déprimer en chantant, entre Jeff Buckley et Layne Staley, comme sur Headless Horse.

Autant vous dire tout de suite que ce qui aurait pu ressembler sur le.papier a une belle compil 90s s’avère être un album varié mais cohérent, un peu en marge de toute la production actuelle des desert-eurs du space stoner rock. Ajoutez à tout cela un artwork particulièrement réussi d'Alexander Von Wieding et une signature sur le mythique label SmallStone Records et vous comprendrez vite que les petits Alcohsonic ont largement réussi leur crise de croissance ! 


Art by Johan Jaccob



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